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Sep 14th
04:18 pm
Some new stills from MAOW and a review  
From the MAOW Facebook:













A couple of reviews from Deauville:

avoir-alire.com

Une œuvre aboutie à la gloire d’Orson Welles et du théâtre, menée par des acteurs alertes et un intelligent sens de la mise en scène.

L’argument : New York, 1937. Richard Samuels, un jeune étudiant, tente sa chance afin d’obtenir un petit rôle dans l’adaptation théâtrale de « Jules César », mise en scène par le jeune Orson Welles. En une semaine magique, Richard va faire ses débuts à Broadway, trouver l’amour auprès d’une femme ambitieuse et côtoyer la part sombre du génie après avoir eu l’audace de s’opposer à l’impérieux et brillant Orson Welles.

Notre avis : A travers le parcours d’un étudiant fasciné par Orson Welles, Richard Linklater dresse un portrait honorifique du maître de l’âge d’or du cinéma hollywoodien. Le réalisateur a étudié en profondeur les œuvres et la personnalité du cinéaste de Citizen Kane et l’on peut dire sans peine, puisqu’aucun narrateur ne guide le récit, que le « Me » de Me and Orson Welles désigne autant Linklater que le jeune héros de son film. Néanmoins, si son admiration est palpable, elle n’est pas dénuée de sens critique puisqu’Orson Welles est dépeint dans toute sa splendeur et ses excès. Ses accès de colère, partie intégrante du personnage, accompagnent sa créative et son exigence artistique - le rendant à la fois ingénieux et solitaire.

Pour redonner vie à ce mythe du cinéma, il fallait choisir un acteur charismatique ; le choix de Christian McKay se révèle tout à fait judicieux. En effet, le comédien, quasiment inconnu, a repris les expressions de Welles, mais la finesse de son interprétation évite la simple transposition et la surenchère. Face à lui, Zac Efron, tout en douceur et détermination, incarne clairement la figure d’Orson Welles jeune. Linklater n’a pas mis en scène deux personnages - Welles et son protégé - mais une seule et même personne, à des étapes différentes de sa vie. Welles incarne le présent, le meilleur de ce qui se fait en matière de mise en scène aux Etats-Unis, à la fin des années trente (époque où se situe le récit). L’étudiant, lui, perpétue la mémoire du parcours artistique de son maître à penser - peut-être vaudrait-il mieux écrire « maître à jouer » - en s’appuyant sur sa carrière pour créer la sienne qui, au vu de sa persévérance, s’annonce brillante : les personnages de Christian MacKay et Zac Efron, physiquement proches, se fondent en un.

Si l’on connait tous Welles cinéaste, son expérience en tant que metteur en scène de théâtre est quelque peu méconnue. La décision de Richard Linklater de s’attarder sur cet aspect de son travail n’est pas anodine car cela lui permet de montrer l’entièreté de la personnalité du génie. Le rapport au cinéma marque une mise à distance tout d’abord par la caméra, puis par l’écran, alors qu’au théâtre, les rapports sont frontaux, les acteurs sont face au public. Me and Orson Welles présente ce dernier au sommet de son exigence, ne pouvant admettre l’humiliation d’un échec public et malmenant sa troupe pour obtenir d’elle le meilleur. Pour contrebalancer l’exubérance du personnage, Linklater a produit un montage classique, aux transitions sèches. Ainsi, il est possible de ne s’intéresser qu’à la complexité de cet ambitieux protagoniste... qui interprète sur scène Jules César.

Nous assistons alors à de longues séquences de théâtre filmé. Le procédé aurait pu s’avérer ennuyeux mais la vivacité de la caméra, les différents angles de prise de vue, le choix de plan de coupe fait de Me and Orson Welles une « nuit américaine théâtrale ». Richard Linklater rend un hommage magistral au théâtre en plaçant le spectateur là où il ne peut jamais se trouver, c’est-à-dire sur les planches et aux côtés du metteur en scène. Ajoutez à cela que celui-ci se nomme Orson Welles et l’on ne peut que conclure que Linklater a réalisé un film des plus aboutis, magnifiant et exploitant avec habileté l’art de la représentation dramatique.


Approximate Translation (sorry, I don't have time to smooth out the rough edges, but you get the idea):

A work led to the glory of Orson Welles and theatre, carried out by alert actors and an intelligent direction of the setting in scene.

The argument: New York, 1937. Richard Samuels, a young student, tries his chance in order to obtain a small role in the theatrical adaptation of “Jules César”, put in scene by the young person Orson Welles. In one week magic, Richard will make his beginnings in Broadway, will find the love near an ambitious woman and côtoyer the dark share of the genius after having had the audacity to be opposed to pressing and brilliance Orson Welles.

Our opinion: Through the course of a student fascinated by Orson Welles, Richard Linklater draws up an honorary portrait of the Master of the golden age of the Hollywood cinema. The realizer studied in-depth works and the personality of the scenario writer of Citizen Kane and one can say without sorrow, since no narrator guides the account, that “Me” of Me and Orson Welles indicates Linklater as much as the young hero of its film. Nevertheless, if its admiration is palpable, it is not stripped of critical direction since Orson Welles east depicts in all its splendour and its excesses. Its accesses of anger, integral part of the character, accompany his creative and its artistic requirement - making at the same time clever and solitary.

To give again life with this myth of the cinema, had to be chosen a charismatic actor; the choice of Christian McKay appears completely judicious. Indeed, the actor, almost unknown, took again the expressions of Welles, but the smoothness of its interpretation avoids the simple transposition and the higher bid. Vis-a-vis him, Zac Efron, all carefully and determination clearly, incarnates the figure of Orson Welles young. Linklater put in scene two characters - Welles and his protected - but only one and even nobody, with stages different from its life. Welles incarnates the present, best of what is done as regards setting in scene in the United States, at the end of the Thirties (time when the account is). The student, perpetuates to him the memory of the artistic course of his intellectual guide - perhaps would be it to better write “main to play” - while being based on his career to create his which, within sight of its perseverance, is announced brilliant: the characters of Christian MacKay and Zac Efron, physically close relations, base themselves in one.

If one knows all Welles scenario writer, its experiment as a director of theatre is somewhat ignored. The decision of Richard Linklater to be delayed on this aspect of its work is not alleviating because that enables him to show the entirety of the personality of the genius. The report/ratio with the cinema remotely marks a setting first of all by the camera, then by the screen, whereas with the theatre, the reports/ratios are frontal, the actors are vis-a-vis the public. Me and Orson Welles presents this last to the top of its requirement, not being able to admit the humiliation of a public failure and abusing its troop to obtain from it the best. To counterbalance the exubérance of the character, Linklater produced a traditional assembly, with the dry transitions. Thus, it is possible to be interested only in complexity of this ambitious protagonist… who interprets on scene Julius César.

We then attend long sequences of filmed theatre. The process could have proven to be tedious but the promptness of the camera, the various camera angles, the plan selection of cut made of Me and Orson Welles one “harms American theatrical”. Richard Linklater pays a homage masterly to the theatre while placing the spectator where it can never be, i.e. on the boards and at the sides of the director. Add to that this one names Orson Welles and one can only conclude that Linklater carried out a film of the most succeeded, magnifiant and exploiting with skill the art of the dramatic representation.

source

ecrans (additional)

Difficile de mettre sur ce même plan les quelques autres « premières » présentées ici et qui font les choux gras des grands médias, tel Julie & Julia de Nora Ephron, qui flatte le narcissisme français (très fade éloge de notre gastronomie avec Meryl Streep aux fourneaux) ou Me and Orson Welles de Richard Linklater, pur véhicule au prestige émoussé de Zac Efron, qui se cherche ici une âme d’acteur ainsi qu’un second souffle pour sa carrière. Il n’est pas à mettre particulièrement en cause : ses yeux de faon espiègle sont encore la meilleure part d’un projet de pur ennui académique.

Approx. translation:

Difficult to put from this same point of view the few other “first” presented here and which make lambsquarters of the great media, such Julie & Julia de Nora Ephron, which flatters French narcissism (very insipid praise of our gastronomy with Meryl Streep with the furnaces) or Me and Orson Welles of Richard Linklater, pure vehicle with the blunted prestige of Zac Efron, which seeks here a heart of actor as well as a second breath for his career. He is not to blame particularly: its eyes of mischievous fawn are still the best share of a project of pure academic trouble.

source

also this was from a few days ago:

 
 
Mood: busybusy
11 11 comments Comment
 
 
samwise gamgee.colfer on September 14th, 2009 10:40 pm (UTC)
november 25th is too far away.
It's Audrey not Aubrey: Cherry blossomsaudrey_za on September 14th, 2009 10:48 pm (UTC)
Not quite sure how to articulate my feelings toward the various French reviews we received. Thus far, the overall tone is that they are a (understandably so- they possess brilliant filmmaking) tough crowd to please. Nothing too overtly biting (without just backing) has come out, so I'm not disappointed, just... stumped as to how I feel.
butterflybee260: pic#92303613butterflybee260 on September 14th, 2009 10:54 pm (UTC)

This better open near me.
sillycece: zacEYEScatherish312 on September 14th, 2009 11:25 pm (UTC)
i just know it's not going to open for me until at least a couple weeks after the initial release date.....it's so unfair! vermonters care about good film too!!! :'(
Bee: Zac - Rolling Stone Close-upjeezbee on September 15th, 2009 12:04 am (UTC)
That second French review seems to be a first. The reviewer disliked the movie but complemented Zac (if I didn't misread it). But yeah, overall the French reviews are really bitchy.

The pics are great and I love the Zac-less ones a lot too.
lmv191lmv191 on September 15th, 2009 12:24 am (UTC)
i have no idea how you would tell. I can't understand either of them, lol.
bettybaby63bettybaby63 on September 15th, 2009 12:35 am (UTC)
thank you!!!! i thought it was just me LOL
hunny miss (aka lets fead him to the gators)ehs_wildcats on September 15th, 2009 12:39 am (UTC)
I read it that way too. I'll try to fix up the translations a bit once I'm done with other stuff.

ETA: in fact, this review is one of the first to approach reviewing or interpreting it in any sort of theoretical way, with the whole Zac and Christian as Me and Orson are two halves of a whole, etc.

Edited at 2009-09-15 12:40 am (UTC)
bettybaby63bettybaby63 on September 15th, 2009 01:19 am (UTC)
i read that like 6 times, and thought.....did he really just do that.....and in a positive way??????

LOL
Troll St. Trollglamour_addict on September 15th, 2009 12:45 am (UTC)
I have a new play to design for in October - and the the original Caesar set designs gives me such inspiration.
jessica3311: Zlightjessica3311 on September 15th, 2009 02:35 am (UTC)
eeeep james tupper's a hottie LOL as joseph cotton! Awww i like the stage shot where u can see Zac on the right...he looks so little and adorable in costume LOL